Karim Wade sort de son long silence. Le fils et ancien ministre de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, qui ne s’exprimait plus, depuis huit ans, que par des déclarations transmises aux médias ou publiées sur les réseaux sociaux, est sorti de sa réserve pour le Nouvel An. « Mon exil touche à sa fin », a déclaré, dans une allocution filmée, le candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la présidentielle de février.
Condamné en 2015 à six ans de prison ferme et 138 milliards de francs CFA d’amende (209 millions d’euros) pour enrichissement illicite avant d’être gracié, Karim Wade n’a plus foulé le sol sénégalais depuis son départ, « forcé » selon ses termes, pour le Qatar en juin 2016. Dans son discours de treize minutes aux airs d’adresse présidentielle, il n’a pas précisé la date de son retour. Mais à deux mois du scrutin, le PDS reprend espoir. Une ferveur qui n’est pas sans rappeler l’enthousiasme qui régnait dans ses rangs entre 2000 et 2012, sous la présidence d’Abdoulaye Wade.
tgv.sn