DÉBAT SUR LA RENTABILITÉ (OU PAS) DU TER : UN ÉCONOMISTE HUMILIE KHADIM BAMBA DIAGNE

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Parlons de l’économie simple ou du Ter en finance facile.

Je me permets d’apporter quelques éclaircissements après avoir lu avec beaucoup de regrets les différents postes de mon ami et camarade de promotion Dr Khadim Bamba DIAGNE sur la question de la RENTABILITE FINANCIERE DU TER. Il urge d’éclairer et de lever l’équivoque et le doute sur cette question d’intérêt national.

Docteur, vous me permettez de rappeler à l’opinion que le rôle de l’Etat est de fournir un bon nombre de services publics tels que la santé, l’éducation, la sécurité, les infrastructures,… et d’assurer le bien-être de la population. L’Etat n’est pas une entreprise, donc ne cherche pas de profit, mais plutôt le bien-être de sa population.

C’est pourquoi la rentabilité d’un bien public est mesurée par son utilité sur le plan économique et social. Alors, la vraie question n’est pas ce que l’Etat gagne financièrement mais plutôt ce que gagne «l’Homo Economicus qui… maximise son plaisir et minimise ses peines» ? Est-ce que le projet TER a impacté positivement la productivité de cet homme rationnel, son pouvoir d’achat et même sa santé ?

Docteur, permettez-moi de vous demander comment vous apprécierez la rentabilité financière d’un projet de construction d’un hôpital, d’une école, d’une université, d’un pavillon ou même de la chambre 90D de l’UCAD dans laquelle vous m’aviez logé ?

Docteur, permettez-moi de vous dire que votre calcul très simple de la rentabilité : vente des tickets – service de la dette – charge de fonctionnement – charge du personnel < 0 donc le projet TER n’est pas rentable. Vous ignorez complètement les emplois créés et leurs conséquences sur l’économie.

Aussi, vous avez oublié l’impact social et environnemental.

N’est-ce pas, en 1999, une étude de la Banque mondiale a montré que les embouteillages coûtaient 100 milliards ? Qu’elle la valeur actuelle de ce manque à gagner si l’on sait que la population a beaucoup augmenté entre 1999 et 2022 (le taux de croissance démographique étant à 2,5 %) ?

Docteur, permettez-moi de vous dire que c’est comme si vous calculez la rentabilité financière d’un projet de construction d’une école par emprunt en comparant d’une part les inscriptions et, d’autre part, le service de la dette et les charges de fonctionnement de l’établissement ? NON DOCTEUR, je ne suis pas d’accord. Il est aberrant de parler de rentabilité financière pour un projet d’investissement public

« Parlons de l’économie simple ou du Ter en finance facile.

Je me permets d’apporter quelques éclaircissements après avoir lu avec beaucoup de regrets les différents postes de mon ami et camarade de promotion Dr Khadim Bamba DIAGNE sur la question de la RENTABILITE FINANCIERE DU TER. Il urge d’éclairer et de lever l’équivoque et le doute sur cette question d’intérêt national.

Docteur, vous me permettez de rappeler à l’opinion que le rôle de l’Etat est de fournir un bon nombre de services publics tels que la santé, l’éducation, la sécurité, les infrastructures,… et d’assurer le bien-être de la population. L’Etat n’est pas une entreprise, donc ne cherche pas de profit, mais plutôt le bien-être de sa population.

C’est pourquoi la rentabilité d’un bien public est mesurée par son utilité sur le plan économique et social. Alors, la vraie question n’est pas ce que l’Etat gagne financièrement mais plutôt ce que gagne «l’Homo Economicus qui… maximise son plaisir et minimise ses peines» ? Est-ce que le projet TER a impacté positivement la productivité de cet homme rationnel, son pouvoir d’achat et même sa santé ?

Docteur, permettez-moi de vous demander comment vous apprécierez la rentabilité financière d’un projet de construction d’un hôpital, d’une école, d’une université, d’un pavillon ou même de la chambre 90D de l’UCAD dans laquelle vous m’aviez logé ?

Docteur, permettez-moi de vous dire que votre calcul très simple de la rentabilité : vente des tickets – service de la dette – charge de fonctionnement – charge du personnel < 0 donc le projet TER n’est pas rentable. Vous ignorez complètement les emplois créés et leurs conséquences sur l’économie.

Aussi, vous avez oublié l’impact social et environnemental.

N’est-ce pas, en 1999, une étude de la Banque mondiale a montré que les embouteillages coûtaient 100 milliards ? Qu’elle la valeur actuelle de ce manque à gagner si l’on sait que la population a beaucoup augmenté entre 1999 et 2022 (le taux de croissance démographique étant à 2,5 %) ?

Docteur, permettez-moi de vous dire que c’est comme si vous calculez la rentabilité financière d’un projet de construction d’une école par emprunt en comparant d’une part les inscriptions et, d’autre part, le service de la dette et les charges de fonctionnement de l’établissement ? NON DOCTEUR, je ne suis pas d’accord. Il est aberrant de parler de rentabilité financière pour un projet d’investissement public.

Docteur, permettez-moi de vous donner un exemple de l’impact du TER sur un homo-économicus qui habite Zac Mbao et travaille en ville.

Avant le TER, il consommait minimum 10 litres de carburant (7 750 F CFA) par jour en aller-retour et 2 000 F CFA pour le péage. Il dépense donc ((7 750+2 000) x 5 jours ouvrés) = 48 750 soit 195 000 F CFA par mois.

Avec le TER, il prend un abonnement mensuel de 30 000 F CFA par mois et un taxi de 1 500×2 en aller-retour, il dépense maintenant ((1 500×2)x5x4) = 60 000 + 30 000 soit 90 000 F CFA par mois.

Nous constatons une épargne de 105 000 F CFA pour ce Sénégalais et un gain de temps énorme. C’est ça la rentabilité du TER.

Docteur, permettez-moi pour finir de vous informer que l’objectif du gouvernement est de satisfaire l’intérêt collectif et de faire ce pays « un Sénégal émergent d’ici 2035 ». Pour ce faire, il faut des projets à long terme.

Docteur, BALMA AKH BALNALA YALLAH NANIOU YALLAH BAAL

BAALNA AKH NIEUP NAMA NIEUP BAAL AKH. NIOU FÉKKÉ DEUWÉNE

YALLAH MAY NIOU DIAM SÉNÉGAL

Abdou Diouf NDIAYE
Directeur du Partenariat et du Marketing au FONGIP
Doctorant en Economie Faculté de Sciences Economique et de Gestion
Université Cheikh Anta DIOP

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