Quand l’histoire s’accélère, elle choisit parfois un homme qui a déjà prouvé qu’il savait tenir la barre dans la tempête. Et cette fois, tous les signaux pointent vers le même nom: Macky Sall.
Ce n’est plus un rêve. C’est une trajectoire.
Pendant 12 ans à la tête du Sénégal, il a transformé un pays en chantier à ciel ouvert. Routes, énergie, digital, TER, universités. Il a tenu un cap: stabilité, dialogue, résultats. En Afrique de l’Ouest, quand ça bloquait, on l’appelait. Président de l’UA en 2022, il a porté la voix du continent au G20. Pas comme invité. Comme membre. Ça, c’est un précédent. Et l’ONU le sait.
Le monde de 2026 n’a plus besoin d’un technocrate de plus. Il a besoin d’un faiseur de consensus. Quelqu’un qui connaît le Nord et le Sud, qui a géré le Covid, la dette, le climat, le terrorisme, sans rompre le fil du dialogue. Macky Sall a cette double casquette: chef d’État qui a gouverné, et médiateur qui a écouté. Au Conseil de sécurité comme à l’Assemblée générale, ça compte.
Cela fera bientôt 80 ans que l’ONU n’a pas eu de Secrétaire général issu d’Afrique francophone. Le monde a changé. Les défis sont à Dakar, à Kinshasa, à Bamako autant qu’à Genève. Nommer Macky Sall, ce serait reconnaître que les solutions ne viennent plus uniquement du Nord. Ce serait donner à l’ONU un visage qui ressemble au 21e siècle: jeune, résilient, tourné vers l’action.
On le sent dans les couloirs. Les petits États lui font confiance parce qu’il les a défendus. Les grandes puissances l’écoutent parce qu’il ne crie pas, il construit. Les organisations de jeunesse le regardent parce qu’il a mis le numérique et l’emploi au centre. Et le Sénégal, lui, se tient droit derrière. Un pays stable envoie un signal fort.
Pour la forme, il faut souhaiter que le Sénégal, sa terre d’appartenance, l’accompagne pleinement en se gardant des calculs étroits, des rancunes politiciennes et des manœuvres indignes. Ce pays, carrefour d’échanges et de rencontres, terre où germent les plus belles fraternités, n’a aucune raison de tourner le dos à l’un de ses fils qui brigue avec raison le fauteuil du Secrétariat général des Nations Unies. En patriote fidèle à son pays et en homme ouvert aux vents porteurs d’avenir, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye saura, nous en sommes convaincus, s’engager pour que triomphe le parcours de son illustre compatriote, Macky Sall, aux Nations Unies.
Alors on l’imagine déjà, en février, à la tribune du 38e étage. Pas pour faire un discours. Pour fixer un cap: paix plus pragmatique, climat avec financement réel, multilatéralisme qui livre. Avec cet accent calme, cette méthode: écouter d’abord, décider ensuite, exécuter toujours.
La trajectoire est gagnante parce qu’elle est crédible. Parce qu’un homme a déjà gagné chez lui avant de prétendre servir le monde.
Et si l’ONU choisissait enfin l’expérience du terrain plutôt que les promesses de papier?
Doyen Majib Sène

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